A quoi ça rime ?

A quoi ça rime, mon Ange ? A quoi ça rime, tous mes silences, ces nuits avec James à ne pas parler de toi, ces nuits avec Julien à éviter ton nom alors que nous t'aimions tous deux ? Je t'aimais, mon Ange, alors pourquoi te renier ? Quoi que tu aies fait, quoi que tu m'aies fait, je te dois tant, Gaëtan... Alors cette nuit quand je me coucherai, j'essaierais de ne pas éviter ton visage, j'essaierais de te revoir, parce que j'en ai besoin, mon Ange, parce que j'en ai envie, surtout, malgré tout ça...

A quoi ça rime, Dorian ? Te souviens-tu de cet après-midi d'été pluvieux où j'avais trouvé refuge dans cette bibliothèque de Soulac ? Te souviens-tu de mon sourire quand je t'ai vu à l'étagère des mangas, hésitant entre Naruto et Dragon Ball Z, alors que je feuilletai Julien Green ? Te souviens-tu de ta moue, puis de ta voix qui était venue briser le silence merveilleux ? Te souviens-tu de mes attentes, de mes impatiences, de ces journées et de ces nuits à te faire découvrir Sagan, Wilde, Austen, Rimbaud, Baudelaire et Verlaine ? Te souviens-tu de tes bises fraîches sur ma joue glacée après des heures de surf ? Et de mon regard qui t'en demandait plus ? Te souviens-tu de ce soir où tu as enfin cédé ? Te souviens-tu du sang, Louis, du sang ?

A quoi ça rime, Julien ? D'aimer le même homme, de s'aimer aussi ? De se parler, de se comprendre, et de devoir s'éloigner ? A quoi ça rime, d'être mort d'avoir aimé ?

A quoi ça rime, Jolan ? A quoi ça rime, la vie, la mort, l'amour et la haine ? A quoi ça rime, notre existence ? A quoi ça rime, mon amour pour toi ? A quoi ça rime, de vivre encore sans toi ? A quoi ça rime de t'écrire, de t'attendre, de t'aimer ? D'espérer ?

A quoi ça rime, Charlotte ? Ces imparfaits, ces mots, ces chansons ? A quoi ça rime, de s'aimer ?

A quoi ça rime, Evan' ? Ces disputes, ces cours à te fixer, à se taire ? A quoi ça rime, de t'aimer sans savoir ?

A quoi ça rime, Camille ? D'haïr, d'envier, d'espérer ?

# Posté le vendredi 14 novembre 2008 12:06



A mes amours anciennes,
Les seules qui durent.


Encore une nuit sans sommeil.
Dans ma chambre obscure, vos visages voguaient, allant et revenant, plongeant leurs sourires dans mon c½ur en me faisant l'effet d'un glaçon.
J'ai revu cette nuit les cheveux bruns de Dorian, le sourire mesuré d'Al', les doigts serrés sur une cigarette de Gaëtan, le dos de Jolan.
J'ai revu vos sourires, vos regards. J'ai entendu vos voix, vos rires.

Et puis, quoi ?

Et puis, rien.

Rien, voilà. Voilà exactement ce qu'il demeurera de vous. Des livres, des chansons, et quelques souvenirs. Des visages anonymes qui, croisés dans la rue, me rappellent vaguement les vôtres.

J'ai sombré vers cinq heures du matin.
Le Cauchemar, encore, toujours.
Mon Ange, parviendrais-je à l'oublier ? Si oui, est-ce ce qui est bien ?
Je l'ignore...

# Posté le samedi 15 novembre 2008 10:05

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 10:34



A ma s½ur jumelle,
Ma s½ur d'âme et de plume,
Ma s½ur, tout simplement...


J'ai envie d'écrire sur toi, Charlotte, parce que je ne sais plus qu'écrire. Je ne trouve plus les mots, plus rien, et, dépourvue de tout désormais, dépouillée de tout ce qui me fut cher, je ne trouve plus rien ; j'erre éternellement, et mon âme dévastée se cogne en tous les recoins de ce triste univers.
J'ai peur. Oui, j'ai peur, j'ai peur pour toi, j'ai peur pour nous, j'ai peur de Lui, Lui qui a semé la discorde et l'incompréhension entre Moi et les Autres, Lui qui a construit méthodiquement un mur infranchissable entre ces Autres et Moi. J'ai peur parce que je sais qu'Il est le seul à pouvoir nous séparer, ce prétendu Ange dont les flèches aiguisés nous perforent le c½ur en atteignant notre âme.
J'ai honte. J'ai honte de ce sentiment persistant qui m'envahit, qui accapare mon esprit, qui le détourne de ses desseins ordinaires, qui pourrit dans mes yeux, dans mes sourires et dans mes doigts qui n'osent plus t'écrire. J'ai honte du malaise indicible qui prend racine en moi, et de ne plus avoir la force de paraître indifférente. J'ai honte de ce sentiment persistant qu'on a décrit des milliards de fois, que des millions d'acteurs ont interprété, et qui me transperce aujourd'hui comme si jamais il n'était né autre part que dans mon c½ur à moi, comme s'il n'avait jamais eu d'autre cible que mon pauvre corps fragilisé par les caresses qui s'y sont aventurées, par les nuits sans sommeil et les coups répétés...
Je t'aime, Charlotte, ne t'y trompe jamais. Je t'aime, mais je ne suis qu'une pitoyable humaine. Une humaine amoureuse, qui plus est, et n'est-ce pas le pire ? Une humaine qui a souffert déjà les maux de sa pathétique époque, et qui n'aspire plus désormais qu'à trouver la paix quelque part. Qui n'espère plus le bonheur, et qui cherche l'Amour, hantant, errant dans ces cimetières familiers.
Je t'aime, Charlotte, mais je ne comprends plus. Ma boussole, en terre perdue, s'affole. Où sont l'Est et l'Ouest, maintenant que je ne perçois plus dans tes mots la chaleur coutumière ? Vers où marcher, quelle main puis-je serrer, sinon la tienne ? J'ai besoin de comprendre, de te comprendre, et tu t'y refuses obstinément... Pourquoi ces quelques mots lâchés ici même, méchants sans ambiguïté ? Pourquoi ce 'Rien' ? Pourquoi, Charlotte... ? N'entends-tu donc pas les plaintes de mon corps malmené et de mon esprit séquestré ? N'entends-tu rien de tout ce que tu percevais avant les Autres ?

# Posté le jeudi 20 novembre 2008 04:57

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 10:34

L'amitié a l'odeur du parfum à la citronnade...

# Posté le samedi 06 décembre 2008 05:44

Je t'aime.
A Jamais et Pour Toujours,
Je t'aime.
Que le temps passe ou s'arrête,
Que le soleil brille ou s'éteigne,
Je t'aime.

Et ce sont ces mots-là que je veux t'offrir - que je t'ai offert - en guise d'ultimes...

# Posté le lundi 22 décembre 2008 03:39